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Idées et réactions aux nouvelles du monde...
  • J'ai demandé à la Lune

    Le 03/02/2010 à 17:31ActualitésCommentaires (1)Ajouter un commentaire

     

    Comment interpréter les propositions du président des Etats-Unis pour réorienter le programme spatial américain ? En effet, dans son discours sur l’état de l’Union, Barak Obama a annoncé son intention de faire voter un budget de la NASA excluant le programme Constellation qui visait à renvoyer des astronautes américains sur la Lune vers 2020. Grand projet lancé par Georges W. Bush avec des trémolos dans la voix et des accents qui voulaient ramener le bon peuple américain à ses heures de gloire du programme Apollo. Certes, le budget de l’agence spatiale va augmenter, et il ne manquera pas de financer des programmes ambitieux mais plus réalistes. Cependant l’Amérique avec un grand A perd un peu de son aura dans le domaine spatial. (A lire : un article du Figaro et un article Futura Sciences … entre autres)

     

    Pourquoi pas après tout ? Est-il cohérent que les grands blocs géopolitiques s’affrontent via leurs programmes spatiaux comme au bon vieux temps de la guerre froide ? Le coût croissant du développement de programmes ambitieux plaide pour une réelle coopération internationale. D’autant que les ressources financières disponibles dans les grandes puissances occidentales s’amenuisent à chaque nouvelle crise qui lamine leurs budgets publics… Obama a plus sûrement joué le pragmatisme. Il pose en même temps une bonne question – typiquement américaine vue de notre cher vieux continent : la Puissance Publique est-elle encore la plus efficace pour conduire des projets de R&D, ou en tout cas doit-elle être seule ? Il ramène le « public » dans le rôle de la recherche et veut renforcer le « privé » dans le développement et la production. On s’inquiète ainsi outre-Atlantique qu’il n’y ait plus de lanceur « américain » : voir à ce sujet l’article sur CNN . Il y a aussi forcément des inquiétudes pour les milliers d’emplois menacés dans les états où la NASA est fortement implantée.

     

    Faut-il en déduire que les Etats-Unis ne sont plus LA grande puissance, ou du moins plus la seule ? On aurait sûrement tord de prononcer l’oraison funèbre des Super USA. Déjà par le passé le « géant » s’est endormi… puis réveillé avec une vigueur étonnante. Le Japon impérial en a fait l’expérience en 41-45, et pour rester dans le domaine de la conquête de l’espace, les USA ont connu quelques périodes de torpeur suivies d’une activité débordante. On pourrait même se demander si au fond, le développement de l’exploration spatiale et des activités liées à l’espace ne seront pas plus vigoureux s’ils entrent dans des modèles économiques de la sphère marchande : lorsqu’il y a du business, on sait trouver des capitaux. D’ailleurs, on sait en trouver beaucoup pour vendre du vent : il n’y a qu’à faire un compte des trillions de dollars volatilisés dans les différentes bulles spéculatives des dernières décennies (bulle financière asiatique des années 90, bulle internet, bulle immobilière et bancaire toute fraîche…). De quoi financer quelques voyages sur Pluton !

     

    En attendant de recevoir des images de taïkonautes chinois sur la Lune ou de cosmonautes Indiens (au fait çà s’appelle comment un cosmonaute Indien ?) sur Mars, on peut toujours rêver en contemplant de belles images du grand vide qui nous entoure !

  • Festival de l'imaginaire à Noailhac

    Le 07/10/2009 à 16:17ActualitésCommentaires (1)Ajouter un commentaire

    Festival de l'Imaginaire Aïcontis 2009 à Noilhac

    Le festival de l'imaginaire est organisé tous les deux ans dans l'un des Villages du Midi Corrèzien. L'édition 2009 vient de se dérouler les 3 et 4 octobre à Noailhac. Sous un soleil radieux, fées et farfadets se sont bousculés dans les ruelles et sur la place de l'Eglise pour s'entendre conter de belles histoires, pour découvrir les créations des auteurs et illustrateurs, bref pour passer un bien sympathique moment de rêve... Pour en savoir plus sur cet évènement, rendez-vous sur le site internet de l'association organisatrice :

    http://www.aicontis.eu/

    Et rendez-vous dans deux ans !

  • Crise financière et fin du monde ... suite

    Le 10/03/2009 à 17:44ActualitésCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Beaucoup plus sérieusement que je ne l'avais fait dans le billet précédent sur ce thème-là (que j'avais écrit juste après la fameuse panne du LHC à l'automne dernier et transféré sur ce site en décembre), une émission de France Inter a abordé le 3 mars 2009 le sujet des trous noirs que pourrait générer la fameuse machine. Les intervenants étant des scientifiques, ils ont bien précisé que la probabilité zéro n'existe pas mais que le risque est infinitésimal... On peut retrouver quelques infos sur le sujet sur le site de France Inter. Pour finir de vous rassurer, regardez donc une vidéo du CERN montrant ce qui se passerait si un vrai trou noir apparaissait dans le LHC :

    Quant à la solution que je proposais dans mon post précédent, elle n'a visiblement pas recueilli assez d'adhésion pour être mise en pratique. Les gouvernements du monde entier semblent préférer lancer des milliards d'euros dans des trous noirs très réels : les banques ! Là aussi la presse se fait largement l'écho des sommes englouties. Voir notamment sur le site du monde ici ...

     

  • L'armée des ombres

    Le 04/03/2009 à 13:25ActualitésCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Deux évènements récents, bien que très éloignés géographiquement et historiquement, ont comme point commun la tragédie ultime que représentent les génocides.

    Le premier met en scène le fameux « Douch », ancien commandant de la prison S-21 où 15000 personnes ont été incarcérées, torturées, et tuées par le régime Khmer Rouge de Pol Pot. Son procès pour crime contre l'humanité commencera le 30 mars et la presse s'en est largement fait l'écho, profitant de l'occasion pour éclairer un peu un épisode horrible de l'histoire : comment un peuple peut être décimé par lui-même ! Pas besoin de guerre, d'invasion, de prétextes ethniques... L'arbitraire poussé à l'absurde. Bilan : plus de deux millions de morts, et une relative impunité pour les anciens dirigeants Khmer.

    Le deuxième concerne l'évêque Williamson. Lui n'a pas commis d'atrocités. Pas personnellement en tout cas. Ce brave homme d'église, appartenant à la Fraternité Saint Pie X, avait été excommunié avec trois autres confrères intégristes puis réhabilité récemment par Benoît XVI... Tout heureux de ce retour en grâce, il s'est empressé de déclarer à la télévision qu'il avait de forts doutes sur l'existence des chambres à gaz. La polémique n'est pas encore retombée sur son retour au sein de l'Eglise, ses propos, ses excuses et les réactions du Saint Père. En attendant, on parle de lui !

    Rien à voir a priori entre ces deux faits. Pourtant un lien les unit : la capacité infinie de l'Humanité à commettre des horreurs innommables contre elle-même ou son propre milieu naturel, et ses facultés non moins incroyables à les nier, à les minimiser, à les excuser. Y compris chez ceux-là même qui les ont commises. Du SS qui n'a fait qu'obéir aux ordres au moindre commissaire politique qui a œuvré pour le bien de la patrie ou de la civilisation ou de la révolution, ou de toute autre cause qui paraissait juste à ce moment-là. On peut s'interroger sur la capacité collective des hommes à produire des actes aussi monstrueux - qui perdurent malgré toute la connaissance accumulée sur ces évènements et en dépit de toute élévation du niveau culturel, moral ou technologique. On peut aussi se placer sur le plan strictement individuel : comment une personne a priori sensée, éduquée - même de façon imparfaite - peut-elle se rendre capable de crimes aussi odieux et massifs qu'ils donnent la nausée à leur seule évocation ? Comment cette même personne peut-elle ensuite survivre, se regarder dans une glace, être en paix avec elle-même, penser qu'elle a eu de bonnes raisons d'agir ainsi ?

     

    * * *

     

    J'imagine cet homme dont les yeux ont brûlé de contempler les pires horreurs, cet homme dont les mains sont rongées par le sang des victimes innocentes, dont les oreilles ont été percées par les cris de rage et de douleur. Son âme s'est-elle enfuie dans les recoins obscurs de ses tripes ? Il existe donc encore, traînant sa carcasse morbide à la face du monde, ce bourreau sans cœur, vide, repu de crimes... l'immonde ?

    Et celui-là, intelligent, respectable, le rejoint dans la fange de l'inhumain, l'excuse et le pardonne sans remord ni regret. Que faut-il pour lui ouvrir les yeux ? Des cadavres, des preuves, des témoins... pas assez sûrement. Nier est si simple. Nier pour absoudre, nier pour autoriser, nier pour rendre encore possibles les carnages de demain !

    Je les vois l'un comme l'autre debout mais à demi morts, calcinés en leurs intérieurs putrides par les flammes de l'enfer qu'ils déchaînent sur les autres. Debout pour nous rappeler ce que nous valons car nous n'avons pu empêcher le pire. Ils se dressent face à nous de toute la hauteur des statues érigées par les mains innombrables de notre société de l'information. Car nous savions, nous savons et nous saurons. En une heure, un jour, un mois, guère plus, nous saurons les crimes. Les hurlements des innocents nous rejoindront dans le grand concert, le babil infernal du monde qui continue de tourner. Nouvelle dépêche, nouveau massacre. Indignation. Oubli. Négation...

    Eux sont là, se repaissent de nos faiblesses. Se trouvent des raisons, atténuent les actes, nient l'évidence. Poursuivis, contrés, combattus, ils sont rarement ébranlés. Leurs thèses nauséabondes s'insinuent dans les moindres failles de nos sociétés, dans la moindre brèche dans l'intelligence des hommes. Jusqu'à la prochaine fois, ailleurs.

    Un jour, dans le froid silence des charniers oubliés, se lèvera l'armée des ombres. Ombres des victimes disparues par millions. Loin des débats et des chiffres stériles, elles se dresseront pour leur dernier combat. Avançant lentement dans les méandres voilés des consciences, flottant aux vents de la révolte ultime, elles rejoindront peu à peu les repaires des bourreaux et des chantres de leurs œuvres néfastes. Les verront-ils arriver, ceux qui ont annihilé leurs existences par les actes ou par le verbe ? Sentiront-ils se poser sur eux le regard de ces damnés ? Quand enfin ils sentiront se refermer sur leur cœur les mains glacées des ombres de la mort, comprendront-ils leurs fautes ? Ils trouveront dans la multitude assemblée face à eux les millions de raisons de désespérer. Ils sentiront dans leur chair et dans leur âme les tourments infinis qu'ils ont infligés. Devant les ombres mutilées, défigurées, calcinées, ils prendront conscience de la noirceur de leurs actes. Ils sauront. Enfin.

  • Gaza : miroir de l'inhumanité ?

    Le 08/01/2009 à 11:44ActualitésCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    L'offensive israëlienne à Gaza s'intensifie, les efforts diplomatiques de la communauté internationale n'y changent pas grand chose, et des tirs de roquettes depuis le sud Liban font même craindre l'ouverture d'un second front dans cette guerre... Une fois de plus dans cette région, les armes parlent. Mais peut-il en être autrement ? Pourquoi continue-t-on de se bercer d'illusions en pensant qu'un "processus de paix" qu'une "feuille de route" que des "résolutions de l'ONU" ou tout autre hochet que nous brandirions pourrait un jour éteindre cet incendie permanent qui ne s'arrêtera probablement que par manque de combustible - et en l'espèce ce sont les hommes et les femmes de Palestine et d'Israel qui servent de fuel !

    Sans jugement aucun sur le bien-fondé des actes des différents protagonistes de cette sombre tragédie, il semble que le monde en soit réduit à jouer les spectateurs d'un drame annoncé. Comme l'écrivait déjà Benjamin Schwartz sur le site de The Atlantic en mai 2005, "il y a peu d'endroits dans le monde où les conditions exigeraient que deux peuples développent une relation symbiotique, et il n'y a pas d'autre endroit où les chances de construire une telle relation paraissent aussi éloignées". Désespérant, désespéré... Certes. Mais la démographie et la géographie plaident pour le pessimisme : même si Israël se repliait dans ses frontières les plus étroites pour éviter d'être subjugué par la masse des palestiniens, peu à peu la population arabe israëlienne prendra le dessus en nombre. Deux peuples, une terre ! Quel exemple avons-nous dans l'histoire où cela a marché ?

    Comment espérer alors, et pourquoi espérer ? Dans vingt ans combien de plans de paix et d'accords auront-ils été signés et rompus ? Mais on y croit toujours un peu. Selon ses penchants on plaint les palestiniens opprimés et privés de terre, ou les israëliens victimes de la barbarie terroriste... Et on veut croire que la raison peut l'emporter. On a bien vu que parfois çà marche : après s'être copieusement massacrés au cours de deux guerres mondiales - et pendant les quelques siècles qui ont précédé, mais avec seulement un peu moins d'efficacité - les peuples européens ont réussi à fonder les bases d'une Union et à vivre en paix. Des colonies ont gagné leur indépendance sans déclencher de guerre de libération. Oui certes. Mais où a-t-on vu que deux peuples que tout oppose et dont les religions - l'âme, l'esprit, les bases de la civilisation quoi qu'on en dise - sont utilisées de façon aussi antagonistes, que deux peuples qui ont accumulé un siècle de rancoeurs et de haines parviennent à vivre ensemble ?

    Faudra-t-il un holocauste de plus pour qu'enfin la raison l'emporte ? On ne peut que le craindre. Et quand on parle d'holocauste, on ne peut savoir qui en sera la victime... dans une région ou les armes nucléaires essayent de se disséminer, la liste des perdants peut être longue ! Peut-être est-ce pour cela qu'on veut croire à une solution pacifique : parce que finalement nous avons tous à perdre dans cette histoire. Et d'abord parce que l'humanité a beaucoup à y perdre : n'aurions-nous lentement évolué et progressé que pour sombrer dans une barbarie encore plus écoeurante ? Oui on a intérêt à croire que tout peut s'arranger !

  • Société du vent

    Le 29/12/2008 à 11:24ActualitésCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Société du vent

    Dans un monde où la tendance générale est à la tertiarisation des activités, quelle place reste-t-il pour les « producteurs » ? Plus une société est évoluée, riche, plus elle détruit les emplois de production –que ce soit en les délocalisant dans des pays plus pauvres ou en augmentant la productivité par un recours massif à l’automatisation. Au sein même des entreprises de production, l’enjeu est souvent de trouver tous les moyens de fabriquer moins cher, plus vite. Il faut rester compétitif.

    De fait tout le monde y trouve son compte : dans une société de consommation de masse, chaque individu est satisfait de pouvoir acheter des biens à prix modique. Les pays aux coûts de main d’œuvre les plus faibles se transforment en ateliers et en usines géants, générant souvent des excédents pour leur balance extérieure et constituant des réserves de change importantes. Peu à peu ils progressent en terme d’intégration verticale, passant de simple sous-traitant ou fabricant à des process plus évolués, jusqu’à inclure la R&D. La nature des fabrications qui leur sont confiées évolue, gagnant des secteurs de haute technologie que se réservaient auparavant les pays les plus avancés.

    La plupart des études réalisées dans les pays les plus riches montrent que la structure des emplois va continuer de se modifier pour aller vers des postes de plus en plus qualifiés et une portion de plus en plus réduite pour des emplois non qualifiés.

    Peut-être connaîtrons-nous bientôt des sociétés quasi exclusivement basées sur des activités de services, de plus en plus virtuelles ? Quid alors de tous ceux qui ne pourront s’adapter à ces emplois ? Quid aussi du lien à la réalité ? Dans une société immatérielle, la quantité de richesses produites ne risque-t-elle pas d’être totalement déconnectée du monde réel et de générer de graves déséquilibres ? On a vu récemment comment l’irrationnel a généré des bulles spéculatives. Elles se sont multipliées ces dernières décennies : la richesse et les valeurs financières peuvent-ils croître indéfiniment sans lien avec les capacités tangibles de la planète et des individus qui la peuplent ? On peut surtout se demander comment faire évoluer le système et mettre en place les articulations et les régulations entre les sphères matérielles et immatérielles, quand on voit que l’intérêt immédiat du plus grand nombre et surtout des plus puissants ne va pas dans ce sens ?

    Si la crise financière actuelle est surmontée, le monde repartira sur ses rails… Jusqu’à la prochaine crise… A moins que tout ne s’effondre comme un château de cartes ?

  • Crise financière et fin du monde

    Le 29/12/2008 à 11:21ActualitésCommentaires (2)Ajouter un commentaire

    La fin du monde pour dans dix minutes...

    [Crise financière] [LHC]

    Des évènements graves secouent notre pauvre planète. Jamais dans l’histoire humaine la situation n’aura été si proche du chaos total. Armageddon ? Peut-être… A moins que l’humanité ne trouve les ressources pour éviter le pire !

    Le 10 septembre 2008 entrait en action le puissant LHC (Large Hadron Collider), accélérateur de particules du CERN construit près de Genève. Après 14 ans de travaux et 8 milliards d’euros d’investissements, les premières particules entamaient leur voyage dans la grande boucle, accélérant progressivement pour frôler la vitesse de la lumière. Cet évènement a entraîné des réactions que d’aucuns qualifieront d’hystériques : procès à Hawaï pour arrêter la construction, crainte millénariste de voir la Terre absorbée par un trou noir généré dans la machine, jusqu’au suicide d’une jeune indienne qui refusait d’affronter la fin du monde ! La communauté scientifique s’est montrée très rassurante, confirmant que toutes les précautions techniques étaient prises pour éviter les accidents et niant qu’un trou noir puisse se développer suffisamment pour engloutir la planète.

    Le 18 septembre 2008, le LHC était arrêté suite à une fuite d’hélium provenant d’un problème électrique. La panne s’est avérée assez sérieuse pour que le CERN annonce deux mois d’interruption du fonctionnement du LHC.

    Des évènements sans lien apparent avec cette information se sont produits au cours de la même période : dans le courant du mois de septembre, de grandes banques ont vu leur valeur en bourse s’effondrer en raison de la fragilité de leur situation. La raison la plus évidente en est l’accumulation irraisonnée de produits financiers douteux basés sur le refinancement de biens immobiliers pour des particuliers non solvables. La réalité ne serait-elle pas bien plus inquiétante ? Ces gouffres financiers sont-ils apparus instantanément ? Ou y aurait-il un rapport entre la panne du LHC et la crise financière mondiale ?

    Reconstituons les faits : lorsque le LHC est mis en service le 10 septembre, les premières phases de son utilisation sont réservées à des tests et des paramétrages. Donc les protons sont envoyés dans un seul sens et aucune collision n’est possible. Survient la panne : un dérèglement électrique, un changement brutal de direction et deux faisceaux de protons se percutent… Ce que beaucoup craignaient se produit : plusieurs « mini trous noirs » se forment et se dispersent à la surface du globe. Au début les effets sont peu perceptibles car ces phénomènes ne peuvent gagner en puissance qu’en absorbant de la masse : les cerveaux de jeunes candidats d’une émission de téléréalité musicale disparaissent, Kim Jong Il est emporté dans le néant, etc. Peu à peu les trous noirs se développent et voilà que ce sont des milliards de dollars, d’euros, de yens et d’autres qui disparaissent…

    Encore quelques jours et plus rien ne sera contrôlable malgré les propos laudateurs de nos élites politiques et scientifiques ! Une fois atteinte une masse critique, les trous noirs nous absorberont tous et la planète avec…

    Nous pouvons agir mais c’est urgent : pour compenser l’accroissement de la masse des trous noirs, il faut générer une quantité équivalente d’énergie positive. Envoyons à nos chers gouvernants si bien avisés pour dépenser notre argent tout ce qui pèse dans notre vie (dettes, impayés, voisin nocifs, collègues irritants...). La masse inutile ainsi constituée dans chaque capitale attirera les trous noirs qui se désagrègeront au contact de l'anti-matière. Quant aux citoyens ainsi soulagés de leur énergie négative, ils gagneront en bonheur et sérénité et ce sera l'avènement d'un monde nouveau !

    * * *

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