Beaucoup plus sérieusement que je ne l'avais fait dans le billet précédent sur ce thème-là (que j'avais écrit juste après la fameuse panne du LHC à l'automne dernier et transféré sur ce site en décembre), une émission de France Inter a abordé le 3 mars 2009 le sujet des trous noirs que pourrait générer la fameuse machine. Les intervenants étant des scientifiques, ils ont bien précisé que la probabilité zéro n'existe pas mais que le risque est infinitésimal... On peut retrouver quelques infos sur le sujet sur le site de France Inter. Pour finir de vous rassurer, regardez donc une vidéo du CERN montrant ce qui se passerait si un vrai trou noir apparaissait dans le LHC :
Quant à la solution que je proposais dans mon post précédent, elle n'a visiblement pas recueilli assez d'adhésion pour être mise en pratique. Les gouvernements du monde entier semblent préférer lancer des milliards d'euros dans des trous noirs très réels : les banques ! Là aussi la presse se fait largement l'écho des sommes englouties. Voir notamment sur le site du monde ici ...
Société du vent
Dans un monde où la tendance générale est à la tertiarisation des activités, quelle place reste-t-il pour les « producteurs » ? Plus une société est évoluée, riche, plus elle détruit les emplois de production –que ce soit en les délocalisant dans des pays plus pauvres ou en augmentant la productivité par un recours massif à l’automatisation. Au sein même des entreprises de production, l’enjeu est souvent de trouver tous les moyens de fabriquer moins cher, plus vite. Il faut rester compétitif.
De fait tout le monde y trouve son compte : dans une société de consommation de masse, chaque individu est satisfait de pouvoir acheter des biens à prix modique. Les pays aux coûts de main d’œuvre les plus faibles se transforment en ateliers et en usines géants, générant souvent des excédents pour leur balance extérieure et constituant des réserves de change importantes. Peu à peu ils progressent en terme d’intégration verticale, passant de simple sous-traitant ou fabricant à des process plus évolués, jusqu’à inclure la R&D. La nature des fabrications qui leur sont confiées évolue, gagnant des secteurs de haute technologie que se réservaient auparavant les pays les plus avancés.
La plupart des études réalisées dans les pays les plus riches montrent que la structure des emplois va continuer de se modifier pour aller vers des postes de plus en plus qualifiés et une portion de plus en plus réduite pour des emplois non qualifiés.
Peut-être connaîtrons-nous bientôt des sociétés quasi exclusivement basées sur des activités de services, de plus en plus virtuelles ? Quid alors de tous ceux qui ne pourront s’adapter à ces emplois ? Quid aussi du lien à la réalité ? Dans une société immatérielle, la quantité de richesses produites ne risque-t-elle pas d’être totalement déconnectée du monde réel et de générer de graves déséquilibres ? On a vu récemment comment l’irrationnel a généré des bulles spéculatives. Elles se sont multipliées ces dernières décennies : la richesse et les valeurs financières peuvent-ils croître indéfiniment sans lien avec les capacités tangibles de la planète et des individus qui la peuplent ? On peut surtout se demander comment faire évoluer le système et mettre en place les articulations et les régulations entre les sphères matérielles et immatérielles, quand on voit que l’intérêt immédiat du plus grand nombre et surtout des plus puissants ne va pas dans ce sens ?
Si la crise financière actuelle est surmontée, le monde repartira sur ses rails… Jusqu’à la prochaine crise… A moins que tout ne s’effondre comme un château de cartes ?
La fin du monde pour dans dix minutes...
[Crise financière] [LHC]
Des évènements graves secouent notre pauvre planète. Jamais dans l’histoire humaine la situation n’aura été si proche du chaos total. Armageddon ? Peut-être… A moins que l’humanité ne trouve les ressources pour éviter le pire !
Le 10 septembre 2008 entrait en action le puissant LHC (Large Hadron Collider), accélérateur de particules du CERN construit près de Genève. Après 14 ans de travaux et 8 milliards d’euros d’investissements, les premières particules entamaient leur voyage dans la grande boucle, accélérant progressivement pour frôler la vitesse de la lumière. Cet évènement a entraîné des réactions que d’aucuns qualifieront d’hystériques : procès à Hawaï pour arrêter la construction, crainte millénariste de voir la Terre absorbée par un trou noir généré dans la machine, jusqu’au suicide d’une jeune indienne qui refusait d’affronter la fin du monde ! La communauté scientifique s’est montrée très rassurante, confirmant que toutes les précautions techniques étaient prises pour éviter les accidents et niant qu’un trou noir puisse se développer suffisamment pour engloutir la planète.
Le 18 septembre 2008, le LHC était arrêté suite à une fuite d’hélium provenant d’un problème électrique. La panne s’est avérée assez sérieuse pour que le CERN annonce deux mois d’interruption du fonctionnement du LHC.
Des évènements sans lien apparent avec cette information se sont produits au cours de la même période : dans le courant du mois de septembre, de grandes banques ont vu leur valeur en bourse s’effondrer en raison de la fragilité de leur situation. La raison la plus évidente en est l’accumulation irraisonnée de produits financiers douteux basés sur le refinancement de biens immobiliers pour des particuliers non solvables. La réalité ne serait-elle pas bien plus inquiétante ? Ces gouffres financiers sont-ils apparus instantanément ? Ou y aurait-il un rapport entre la panne du LHC et la crise financière mondiale ?
Reconstituons les faits : lorsque le LHC est mis en service le 10 septembre, les premières phases de son utilisation sont réservées à des tests et des paramétrages. Donc les protons sont envoyés dans un seul sens et aucune collision n’est possible. Survient la panne : un dérèglement électrique, un changement brutal de direction et deux faisceaux de protons se percutent… Ce que beaucoup craignaient se produit : plusieurs « mini trous noirs » se forment et se dispersent à la surface du globe. Au début les effets sont peu perceptibles car ces phénomènes ne peuvent gagner en puissance qu’en absorbant de la masse : les cerveaux de jeunes candidats d’une émission de téléréalité musicale disparaissent, Kim Jong Il est emporté dans le néant, etc. Peu à peu les trous noirs se développent et voilà que ce sont des milliards de dollars, d’euros, de yens et d’autres qui disparaissent…
Encore quelques jours et plus rien ne sera contrôlable malgré les propos laudateurs de nos élites politiques et scientifiques ! Une fois atteinte une masse critique, les trous noirs nous absorberont tous et la planète avec…
Nous pouvons agir mais c’est urgent : pour compenser l’accroissement de la masse des trous noirs, il faut générer une quantité équivalente d’énergie positive. Envoyons à nos chers gouvernants si bien avisés pour dépenser notre argent tout ce qui pèse dans notre vie (dettes, impayés, voisin nocifs, collègues irritants...). La masse inutile ainsi constituée dans chaque capitale attirera les trous noirs qui se désagrègeront au contact de l'anti-matière. Quant aux citoyens ainsi soulagés de leur énergie négative, ils gagneront en bonheur et sérénité et ce sera l'avènement d'un monde nouveau !
* * *
Créer un site gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Littérature
Créer un site e-commerce - Créer un forum