AFP : 04/08/2010
Le député UMP du Finistère Christian Ménard, qui prépare un rapport parlementaire sur la piraterie, affirme que les services de renseignements n'excluent plus l'existence de liens entre des pirates somaliens et le terrorisme islamique, dans une interview au quotidien Le Télégramme.
"Récemment encore, l'ensemble des spécialistes de la question s'entendait pour dire qu'il n'existait aucun lien entre pirates et terroristes. Ce n'est plus le cas", explique le député dans cette interview parue aujourd'hui. Les shebabs (islamistes radicaux somaliens proches d'Al Qaïda) "ont lutté contre la piraterie" au tout début, mais "on se rend compte qu'il existe aujourd'hui des clans et des sous-clans qui très vraisemblablement s'entendent avec les pirates", explique-t-il. "Il y a vraisemblablement des partages d'informations, et peut-être dans certains cas des versements d'argent" après le paiement de rançons, a précisé le député à l'AFP. "Mais de ceci, il n'y a aucune preuve", a-t-il ajouté.
M. Ménard a par railleurs indiqué qu'il achèverait "en septembre ou en octobre" un nouveau rapport parlementaire sur la piraterie. Le rapport préparera notamment le terrain pour un futur texte de loi qui doit permettre de ré-introduire en droit pénal la notion de piraterie, supprimée en 2007, a indiqué M. Ménard. Le futur texte de loi doit aussi préciser la procédure judiciaire en cas d'interpellation dans les eaux internationales de trafiquants de drogue ou de pirates, en application de la convention internationale de Montego Bay. Le projet de loi doit être examiné par l'Assemblée nationale "d'ici la fin de l'année", a expiqué M. Ménard.
Le constat de l'astrophysicien britannique Stephen Hawking est simple : si l'homme ne colonise pas l'espace dans les 200 prochaines années, la race humaine risquerait bien de disparaître. "Je pense que l'avenir à long terme de la race humaine se trouve dans l'espace. Il sera déjà difficile d'éviter une catastrophe sur la planète Terre dans les 100 prochaines années, sans parler du prochain millier ou million d'années", a expliqué M. Hawking au site Internet Big Think.
Connu et reconnu pour ses travaux sur l'univers et la gravité, le scientifique se prononce résolument "en faveur des vols habités dans l'espace". "Si nous sommes les seuls êtres intelligents de la galaxie, nous devons assurer notre survie", a plaidé le scientifique, estimant que l'augmentation de la population mondiale et les ressources limitées de la Terre vont menacer de plus en plus l'espèce humaine.
M. Hawking estime qu'à mesure que les crises politiques et les catastrophes naturelles se multiplient, l'homme devra "faire preuve de prudence et de jugement pour les gérer avec succès". "J'entrevois de grands dangers pour la race humaine. A de nombreuses reprises par le passé, sa survie a été dans une situation délicate", estime-t-il, citant par exemple la crise des missiles à Cuba en 1961. L’Homme a aussi de plus en plus d’impacts sur son environnement – de par la croissance de sa population et la puissance accrue de ses technologies – pour le meilleur et pour le pire... Avec malheureusement une propension au pire héritée de ses gènes qui le poussent à l’égoïsme et à l’agressivité.
Mais le scientifique, qui se dit tout de même "optimiste" quant à la survie de la race humaine, pense que "si nous pouvons éviter une catastrophe au cours des deux prochains siècles, notre espèce devrait être sauve si nous nous déployons dans l'espace". "La race humaine ne devrait pas mettre tous ses œufs dans le même panier, ou sur la même planète", a conclu le scientifique.
Un peu loin de l'actualité littéraire... Mais le titre de l'ouvrage sonne déjà presque comme celui d'un classique, ou du moins d'un monument : les bienveillantes m'ayant surplombé du haut de leurs 900 pages - et quelques - j'ai gravi l'obstacle ! Ce roman ayant été abondamment commenté, mes idées n'apporteront certainement rien de nouveau aux éloges, critiques acerbes et autres remarques érudites dont il a été couvert. Juste un point de vue de lecteur...
J'y ai d'abord vu l'histoire d'un homme. On peut certes le mettre au second plan, l'enfouir sous le symbole qu'il représente : l'officier Nazi, le bourreau, le SS; il n'en reste pas moins que le roman est avant tout le récit d'une partie de sa vie. Commencé par la fin, avec ce regard froid et sans complaisance qu'il porte sur son passé, il emprunte ensuite le chemin tourmenté d'un individu qui parcourt l'Europe au coeur de sa période la plus noire et la plus violente. On découvre peu à peu sa personnalité, ses moeurs - plutôt dissonantes par rapport à ce qu'on peut appeler la moralité - son passé, jusqu'à l'enfance; on l'accompagne sur les routes qu'il parcourt dans le sillage de la Wehrmacht, dans ses missions, au fil de ses rencontres. On le voit balloté par les évènements de la guerre et les convulsions de sa propre organisation politique. Au delà de l'intérêt historique, au-delà de la gageure que représentait la description de la deuxième guerre mondiale vue du côté des Nazi - et en particulier des SS - l'un des défis de ce roman-fleuve est à mes yeux remporté par l'auteur : qu'on le comprenne ou pas, qu'on soit écoeuré par ses perversions, qu'on s'étonne de sa chance, quoi qu'il lui arrive, on est emporté par ce Maximilien Aue, on sort du livre en le connaissant si intimement qu'on en est mal à l'aise.
Cela me semble un des points essentiels pour que le ressort du roman fonctionne : pour montrer les évènements sous l'angle des "méchants", il faut qu'on soit dans la peau de l'un d'entre eux ! Avec Aue, on évite les clichés : loin de ressembler à un meurtrier sanguinaire, il est là pour faire le job (voir à ce sujet mon billet sur "le message à Garcia"). Dans la mesure où il a adhéré aux idées globales du nazisme - avec des doutes, des interrogations, des réprobations partielles - il en devient un acteur qui met toute son intelligence et sa rigueur au service des missions qui lui sont confiées. Que ces missions soient l'élimination d'une partie de l'humanité ne le perturbent finalement pas beaucoup plus que de construire des hôpitaux... Il souffre d'ailleurs plus des absurdités du système et de la gabegie qui règne parfois dans les camps que de l'horreur que constitue la solution finale. Le fait de le comprendre du plus profond de son âme permet alors de faire passer au second plan le contexte historique et de se plonger réellement dans les vraies questions : si l'on se regarde soi-même (ce que le narrateur nous invite à faire au début du roman), est-on capable de répondre sans hésiter qu'on n'aurait pas agi de la même façon ? Quelle armure morale nous aurait permis de tenir face à l'ouragan de la guerre et de la folie meurtrière ? Comment une société peut-elle se construire avec suffisamment de force et de valeurs pour être intrinsèquement incapable de perpétrer une telle barbarie ?
Pour conclure, Les Bienveillantes est un roman prenant, déconcertant, où l'on peut parfois se lasser - mais comme l'a dit un critique, l'ennui ne contribue-t-il pas aussi au plaisir ? Dire qu'il s'agit du récit de la Shoah vu du côté des bourreaux, car c'est ainsi que le livre est généralement présenté, ne me paraît pas si exact. L'extermination des juifs d'Europe sert en effet de trame de fond, elle donne l'ossature au roman qui suit les évènements historiques, mais sur le fond, c'est le drame humain qui prime : à mes yeux, c'est grâce à ce point de vue que l'auteur nous renvoie à nous-mêmes.
Une recommandation pour les longues soirées d'hiver, de celles où les neurones sont encore un peu actif malgré les abus de ces périodes festives (hé oui! malgré la crise, comme ils disent à la télé, les français continuent de manger, boire... Incroyable non ?) : une BD de Ptiluc qui met en scène une meute de cochons qui ne sont en fait que les réincarnations des grands hommes que la Terre a porté, de Napoléon à De Gaulle en passant par Mittérand pour les français, jusqu'à Néron, Hitler, Staline ou Churchill pour les internationaux !
Tous ces braves saucissons ambulants tentent d'échapper à l'extermination qui les menace : entre la grippe aviaire, la vache folle, la tremblante du mouton... les humains doutent de tous les animaux et les exterminent sans discernement ! Leur fuite les mènera à travers un monde dévasté jusqu'à une issue peu enviable.
Mais ce livre n'est pas - heureusement - qu'une suite de gags : si les grandes figures de l'histoire humaine sont réincarnées en porcs, c'est surtout pour chercher la rédemption ! Certains sont incorrigibles, d'autres doutent, mais tous, globalement courent joyeusement à leur perte avec la même certitude qu'ils ont mise à conquérir le monde au prix de massacres sanglants. Réflexion sur la société, sur la place de la religion, sur le rapport de l'homme à la nature... une BD qui tombe bien dans un monde en manque de repères !
Troisième volet de la Foire aux Cochons du même auteur : jubilatoire...
Créer un site gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Littérature
Créer un site e-commerce - Créer un forum